Prix du Mémoire de Recherche en communication interne ABCi AFCI 2026 : trois jeunes chercheuses distinguées à Bruxelles

Un article de Judith Matharan - 22 octobre 2026

L’Association Belge de la Communication Interne (ABCi) et l’Association Française de la Communication Interne (AFCI) ont remis, vendredi 16 octobre à Bruxelles, le Prix du Mémoire de Recherche en communication interne, en clôture du colloque annuel de l’ABCi. Ce prix commun récompense tous les deux ans des travaux de fin d’études qui éclairent la façon dont les personnes s’expriment, interagissent et font collectif au sein des organisations.

Le premier prix a été attribué à Charlotte Rotureau, diplômée du Master 2 de Sociologie (parcours Sociologie et Diagnostic des Organisations) de l’Université Lyon 2. Caroline Flécheux, diplômée du Master en Communication multilingue (Ressources humaines) de l’Université Libre de Bruxelles, obtient la deuxième place. Marwa Charki, diplômée d’un Master 2 Communication et Ressources humaines de l’Université Sorbonne Paris Nord se classe troisième.

Les récompenses ont été remis en présence d’Alexandra Cazan, lauréate 2025 du Prix du Meilleur Projet en CI, de Judith Matharan, présidente du jury 2026, de Christine Donjean, de Céline Faidherbe, présidente de l’ABCi, et de Julien Hallais, co-président de l’AFCI.

« Ces trois mémoires partent de terrains très différents : un théâtre, des entreprises soumises à une nouvelle loi, un réseau d’aide à domicile. Pourtant, toutes trois nous disent la même chose : une communication décrétée ne devient pas une communication vécue sans des espaces de dialogue pour coconstruire et des personnes qui la portent au quotidien, au premier rang desquelles les managers. » Judith Matharan, présidente du jury 2026.

 

Les lauréates

1er prix – Charlotte Rotureau, Université Lyon 2 Master 2 Sociologie, parcours Sociologie et Diagnostic des Organisations (SDO), sous la direction de Bruno Milly.

Au sein d’une scène nationale de 29 salariés, Charlotte Rotureau a conduit pendant dix-huit mois une intervention sociologique : seize entretiens, des observations, trois restitutions et des journées de travail avec la direction puis avec l’ensemble des équipes. Sa question : comment direction, cadres intermédiaires et salariés s’emparent-ils, ou non, des enjeux écologiques dans leur travail quotidien ?

Son constat : si l’écologie n’avance pas ce n’est pas par manque de volonté, mais parce que l’organisation peine à se parler. Elle montre que la transition écologique est un changement du travail lui-même, qui passe par des espaces de délibération collective, une commande claire de la direction (sens, objectif, temporalité) et des cadres intermédiaires capables d’entretenir le dialogue.

 

2ème prix – Caroline Flécheux, Université Libre de Bruxelles Master en Communication multilingue, Ressources humaines, sous la direction de Christophe Lo Giudice.

Caroline Flécheux s’est penchée sur la mise en œuvre concrète du droit à la déconnexion, au-delà du cadre légal belge du Deal pour l’emploi. En s’appuyant sur quatre organisations implantées en Belgique et sur son expérience de stage, elle identifie huit leviers organisationnels et communicationnels, au centre desquels elle place la notion de cohérence managériale, c’est-à-dire l’alignement entre ce que les managers disent, font et rendent possible.

Son travail démontre que la communication n’est pas un simple support du droit à la déconnexion : elle en est la voie de mise en œuvre.

 

3ème prix – Marwa Charki, Université Sorbonne Paris Nord Master 2 Communication et Ressources humaines, sous la direction de Saïd Arezki.

Marwa Charki interroge la capacité de la communication interne à prévenir les risques psychosociaux chez les auxiliaires de vie, des salariées isolées, itinérantes et peu connectées. En s’appuyant sur son expérience en alternance dans une entreprise d’aide à domicile (51 agences, plus de 2 000 salariés), elle met en évidence l’écart entre l’existence formelle des outils de communication (application interne, document unique d’évaluation des risques, dispositif d’écoute) et leur appropriation réelle par celles à qui ils sont destinés.

Elle formule des recommandations concrètes : outils co-construits avec les auxiliaires, formats courts et multilingues, espaces d’échange locaux et circulation de la parole entre le terrain et le siège.

 

À propos du prix

Créé conjointement par l’ABCi et l’AFCI, qui récompensaient auparavant séparément les mémoires en communication interne, ce prix vise à aider les jeunes diplômé.e.s à se faire connaître, à se constituer un réseau et à entrer dans le monde professionnel. Il est ouvert aux étudiantes et étudiants de l’enseignement supérieur francophone, de niveau Master ou équivalent, dont le mémoire de fin d’études a été soutenu avec une note d’au moins 15/20.

 

À propos des associations

L’ABCi (Association Belge de la Communication Interne) et l’AFCI (Association Française de la Communication Interne) rassemblent les professionnel.le.s de la communication interne en Belgique et en France. Liées par un partenariat de longue date, elles s’associent pour mettre en lumière la recherche en communication interne.

Contacts presse

ABCi : info@abci.org // AFCI : contact@afci.asso.fr

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