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L'impact des idées : 6 clés pour entrer et rester dans les esprits

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16/11/2011    Michael Harzimont    Imprimer    Envoyer à un ami

Etre et rester créatif sont deux exigences fondamentales pour le communicateur interne. Pas question pour lui de sans cesse décliner les 3 ou 4 mêmes idées pour conserver l’attention des publics-cibles, sous peine de vite susciter l’indifférence. Pas question non plus de se contenter d’idées là où le métier appelle des solutions, des messages construits.

Du cœur et du cerveaucoeuresprit  

 Pour être percutant, un message doit être :

1.      simple (un petit nombre d’idées, hiérarchisées)
2.      surprenant (pour capter l’attention)
3.      concret (pour être compris)
4.      crédible (cohérent mais non nécessairement réaliste)
5.      émouvant (pour toucher)
6.      narratif (réunir des ingrédients « cinématographiques », des personnages auxquels s’identifier… C’est la « clé des clés », la clé de voûte de la créativité). 

Partons des idées. Alain Leduc : « L’idée vient du « cœur », elle est du côté de la sensibilité. En découle l’inspiration, qui se situe entre cœur et cerveau. Puis l’imagination, créée par l’organe cérébral. »

Pas étonnant dès lors que tout le monde puisse apprendre à devenir créatif, quasiment « sur commande ».

Sans censure

Un atelier en mode participatif valant mieux qu’un long discours, Alain Leduc invite les communicateurs internes à expérimenter, en groupe, une technique de créativité. L’idée est de partir d’un objectif – par exemple, organiser une fête d’entreprise pour célébrer la sortie de chaîne d’un 1000ème chariot-élévateur - et de l’associer, arbitrairement, à un univers symbolique.

 Jack SparrowPourquoi pas celui du pirate Jack Sparrow (voilà pour la clé 2) ? 4 conditions pour le groupe :

1. ne pas pratiquer l’auto-censure. A ce stade, toute idée est bonne à dire, même la plus loufoque a priori.

2. interagir. Rebondir sur les idées des autres, les enrichir ou digresser.

3. abonder. Emettre un maximum d’idées en un temps imparti.

4. ne pas être « créaticide » en cassant les idées des autres. A ce stade, toute idée est bonne à entendre…

 Toutes les idées développées sont consignées (sur post-it). Vient le moment du regroupement thématique (dans notre exemple : un décor insulaire, un buffet sur monte-charges, une chasse au trésor dans le sable acheminé sur le lieu de le fête…).

Après l’avoir quittée le temps d’un brainstorming, c’est le retour à la réalité et l’évaluation de chacune des pistes créatives, sous contraintes :

-  quelles sont les forces du concept, les bénéfices directement attendus ?

-  quels sont ses retombées dans le temps (son potentiel) ?

- quelles craintes suscite chaque piste (en matière budgétaire, sur la dynamique des liens entre collègues…) ?

- quelles sont les options pour contrer chaque crainte ?

 Enfin, les différents concepts sont mis en balance et sondés dans une matrice qui reprend les critères importants pour l’atteinte de la solution (facteurs humain, financier, technique…).

 Ainsi, par l’émulation au sein du groupe, de l’idée naît le concept puis la solution créative…

 Alain Leduc : « La créativité n’est pas une science exacte. Il se peut qu’un brainstorming ne fonctionne pas du premier coup… Ne vous découragez pas, remettez le couvert. »

 Pour aller plus loin : les 100 clés de Guy Aznar

 
Alain LeducLe 7 juin 2011, l’ABCI proposait à ses membres un atelier d’apprentissage à l’émission d’idées percutantes et à leur mise en forme. L'article ci-dessus est un compte-rendu de cet atelier. Celui-ci était animé par Alain Leduc, titulaire d’une certification européenne en créativité (Université de Psychologie de Paris) et diplômé de l’Ecole HEC de Bruxelles (marketing international).