Mieux vaut prévenir que devoir guérir
Sans verser dans la panique, le monde se prépare à l’explosion pandémique. En Belgique aussi, bien sûr, y compris dans le monde professionnel, y compris par les partenaires sociaux.
L’info est tombée début août : le Tamiflu ne semblerait plus assez fort contre le virus de la grippe A H1N1. Des cas de résistance au principal antiviral utilisé contre la grippe porcine, auraient été constatés aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada. Et l’épidémie s’étend silencieusement.
Sans verser dans la panique, le monde se prépare à l’explosion pandémique. En Belgique aussi, bien sûr, y compris dans le monde professionnel. Il est vrai que l’épidémie a de quoi faire peur : si on estime que de 15 à 35% de la population active pourrait effectivement tomber malade, le nombre d’absents serait doublé (donc 30 à 70% d’absents au travail) ! La raison: il faut bien s’occuper de proches malades et éviter la contamination.
Philippe Muyters, l’administrateur délégué du VOKA, association des entreprises flamandes, a fait son calcul : l’épidémie pourrait coûter 1,6 milliard à l’économie cet automne. Il ajoute : "Nous ne voulons pas causer la panique, mais chacun doit se rendre compte que cette menace – bien plus que la crise économique et financière – peut mener de nombreuses entreprises au bord du gouffre." Et de demander de travailler ensemble avec les autres organisations patronales à limiter préventivement les dommages.
C’est le branle-bas de combat : le Soir rapportait dans son édition du 1er août que depuis le 15 juillet, un groupe de travail "influenza" a été créé auprès des partenaires sociaux, plus précisément au sein du groupe des 10. En matière de communication, ce groupe de travail a décidé de recourir essentiellement au site web www.influenza.be qui est doté d’une rubrique spécifique pour les entreprises. Cette rubrique contiendra des exemples de bonnes pratiques en matière de continuité des activités. Les entreprises pourront s’en inspirer pour prendre des mesures visant à prévenir l’épidémie.
En fonction de l’évolution de l’épidémie de grippe, la communication à destination et en provenance des employeurs et travailleurs pourrait avoir lieu par l’intermédiaire des différentes organisations du Groupe des 10 (FGTB, CSC, CGSLB, FEB, UNIZO, UCM et Agrofront), qui utiliseront chacune les canaux de communication appropriés.
Dans les entreprises aussi on se prépare. Voici quelques exemples ici.

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